Règles de l’accessibilité numérique

L’accessibilité numérique, c’est rendre un site web accessible aux personnes en situation de handicap. Du moins, c’est la définition donnée par la majorité des personnes. Mais en réalité, l’accessibilité web concerne tout le monde. Qu’est-ce que l’accessibilité numérique ? À quoi sert-elle ? Quelles sont les normes et règles de conception, d’UX Design et d’UI Design à suivre ? Décryptons ensemble ce qui se cache derrière cette notion.

Comprendre l’accessibilité numérique

L’accessibilité numérique, c’est quoi ?

L’accessibilité numérique, c’est permettre à tout le monde d’accéder aux nouvelles technologies et aux contenus web. Oui, vous avez bien lu : à tout le monde. Quels que soient l’âge, la situation géographique, l’équipement technologique, la langue, la culture ou le handicap physique ou mental.

Comme le résume l’organisme mondial de normalisation World Wide Web Consortium (W3C), l’accessibilité c’est « le web pour tous ».

Les recommandations ont cependant été établies en ciblant en priorité les personnes souffrant de handicap. Car leur rendre le web accessible, c’est le rendre accessible à tous.

L’accessibilité numérique est-elle obligatoire ?

L’accessibilité numérique est obligatoire pour les sites web et applications mobiles des établissements publics.

Depuis 2021, une directive européenne l’impose à tous les organismes publics européens. Cette directive a été transposée en France dès 2020 et étendue à certains acteurs privés sous condition de chiffre d’affaires ainsi qu’aux délégataires de service public.

Intégration de l’accessibilité numérique dans votre projet, impacts et bénéfices

La conception des sites web, le UX Design et l’UI Design sont impactés par les règles d’accessibilité. Elles peuvent être vues comme une contrainte. Mais, si vous changez d’angle de vue, vous vous rendez compte qu’elles apportent de nombreux bénéfices. L’accessibilité numérique :

  • Valorise l’image de l’entreprise et sa démarche de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE).
  • Améliorer l’expérience utilisateur pour tous.
  • Augmente le trafic organique et soutient le business. Ne pas rendre son site accessible, c’est se priver des 12 millions de Français porteurs de handicap, soit 20 % de la population.
  • Optimiser le référencement. Les règles d’accessibilité sont en effet très similaires aux recommandations SEO (éviter les erreurs de codage et les liens cassés, structurer son balisage HTML…). Un site accessible plaît aux algorithmes et leur envoie des signaux positifs (trafic de qualité, temps de visite plus long…)
  • Encourage développeurs, concepteurs, UX Designers et UI Designers à concevoir un site optimal. Elle soutient l’innovation pour trouver des solutions alternatives exploitant les technologies d’assistance.

Les 4 principes de l’accessibilité numérique

Les standards internationaux sont détaillés dans les Web Content Accessibility Guidelines (WCAG) établis par le W3C. Il est complété en France par le Référentiel Général d’Accessibilité des Administrations (RGAA). Ce document détaille les règles à suivre pour être en conformité avec les normes internationales.

Les standards du WCAG reposent sur 4 grands principes.

1er principe : Interface perceptible

« L’information et les composants de l’interface utilisateur doivent être présentés à l’utilisateur de façon à ce qu’il puisse les percevoir. »

Les contenus d’un site web doivent être compréhensibles par tous, sans perte d’informations ou de qualité. Et ce même pour les personnes privées d’un de leurs sens, comme la vue ou l’ouïe.

Les recommandations :

  • Faciliter la perception visuelle et auditive de l’interface et de ses contenus : agrandissement de la police, séparation des plans, simplification de la mise en page, contrôle du son, jeu avec les contrastes.
  • Proposer des alternatives aux handicapés visuels : transcription braille, audiodescription, synthèse vocale, captcha alternatif. Pour les écrans tactiles, la technologie haptique permet de ressentir des vibrations au toucher de l’écran.
  • Proposer des alternatives aux handicapés auditifs : sous-titrage automatique, transcription textuelle, traduction en langue des signes.

2ème principe : Interface utilisable

« Les composants de l’interface utilisateur et de navigation doivent être utilisables. »

Les recommandations pour rendre utilisables tous les éléments web :

  • Rendre les fonctionnalités accessibles par plusieurs moyens : clic sur l’écran, raccourcis clavier.
  • Proscrire le défilement automatique afin de laisser le temps à l’internaute de prendre connaissance du contenu.
  • Proposer une navigation claire, structurée et ergonomique. L’internaute ne doit se poser aucune question pour trouver les informations recherchées. Menus explicites, fil d’Ariane, moteur de recherche, plan de site, hiérarchisation des contenus guident le visiteur.
  • Ne pas créer de contenus susceptibles de provoquer des crises. Toute information en mouvement, clignotante ou défilante doit pouvoir être mise en pause, arrêtée ou masquée. Une page web ne doit pas contenir d’éléments qui flashent plus de trois fois.

3ème principe : Interface compréhensible

« Les informations et l’utilisation de l’interface utilisateur doivent être compréhensibles. »

Pour respecter ce principe, il s’agit de :

  • Veiller à proposer des textes lisibles et compréhensibles. Les contenus doivent être clairs et expliqués, notamment les abréviations et le jargon. La langue doit être précisée.
  • Concevoir les pages de manière à ce qu’elles apparaissent et fonctionnent de manière prévisible.
  • Prévoir des fonctionnalités pour permettre à l’internaute de repérer et corriger les erreurs de saisie (messages d’erreurs, suggestions, aide contextuelle).

4ème principe : Interface robuste

« Le contenu doit être suffisamment robuste pour être interprété de manière fiable par un grand nombre d’agents utilisateurs, y compris les technologies d’assistance. »

Ce principe concerne des points plus techniques. Une interface robuste signifie notamment que :

  • Le codage est propre, sans erreur.
  • Le balisage est complet et imbriqué conformément aux spécifications.

En complément de ces recommandations orientées UX Design et UI Design, il ne faut pas oublier la mise en accessibilité des contenus textuels. Les règles à appliquer ? Hiérarchisation des titres, alignement du texte à gauche sans justification, ancres de liens explicites, texte alternatif ou description détaillée pour accompagner les images etc.

Atteignez dès maintenant un haut niveau d’accessibilité numérique pour vos produit et services 

Vous l’avez compris, l’accessibilité numérique revêt bien des enjeux : un enjeu social, un enjeu business mais également un enjeu juridique (pour les établissements pour lesquels la mise en accessibilité est obligatoire).

Atteindre un haut niveau d’accessibilité numérique peut paraître compliqué. Cela implique des actions techniques, design et éditoriales reposant sur des solutions technologiques innovantes.

Des experts peuvent vous aider. Après un audit de l’accessibilité de votre site web, ils pourront vous proposer une stratégie complète pour l’optimiser.

Un haut niveau d’accessibilité numérique, c’est la garantie d’un site performant et visible, d’un trafic augmenté et d’un business développé. Alors n’hésitez pas à contacter une agence UX Design sur Lyon. Limone web est à votre service pour vous accompagner dans cette démarche.

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